Aux origines

Défense de mammouth

Le Franc lyonnais

La préhistoire

La région de Sathonay, couverte de glaciers à l’âge du quaternaire, a révélé d’intéressantes découvertes : défense de mammouth, hache en pierre et même un squelette humain. Le ravin profond qui sépare le village du camp, referme dans sa partie supérieure, plusieurs grandes gravières qui offrent de belles coupes d’alluvions glacières. Dans les alluvions et les parties basses de la boue glacières, on trouve fréquemment plus ou moins bien conservés, des fossiles du miocènes supérieur.

Des ossements du quaternaire ont été trouvés lors du creusement de la ligne du chemin de fer de Sathonay à Trévoux. Ce sont des débris de cheval, de bœuf, de hyène, de petits rongeurs, ainsi qu’une machoire d’un grand bovidé indéterminé. Une tête de mammouth presque entière avec défenses a été trouvée également dans cette même tranchée entre les combes et Fontaines.
Dans la carrière dite de l’usine des eaux, appartenant au Comte de Virieux, acquise par la commune de Sathonay depuis quelques années, on découvrit aussi une défense de mammouth longue de 2 à 3 mètres. « On vient de découvrir dans les travaux de terrassement qui s’exécutent en ce moment à Sathonay pour l’ouverture d’une nouvelle route, une magnifique défense de mammouth. Cette pièce mesure 3m de longueur est en parfait état de conservation. Monsieur le maire de Sathonay, M Pradard, à qui les ouvriers s’étaient empressé de porter leur découverte, a bien voulu l’offrir au muséum de Lyon »

Avant la révolution

En 58 avant Jésus Christ, Jules César aurait établi à Sathonay un camp militaire avec 50 000 soldats ceci pour contrer les Helvètes qui avaient quitté leur pays et traversaient la Gaule pour se rendre à Saintonge. Napoléon III sous le règne duquel le camp de Sathonay fut établi, écrit un livre consacré à César : « Les Helvètes dans l’impossibilité de faire un pont sur la Saône, passèrent la rivière entre Trévoux et Villefranche sur des radeaux et des barques jointes entre elles. Dès que le général romain fut assuré par des éclaireurs que les trois quarts des barbares se trouvaient au-delà de la rivière et que les autres étaient encore en deçà, il partit de son camp (Sathonay) vers minuit avec trois légions, atteignit au nord de Trévoux dans la vallée de Formans vers 6 heures du matin après une marche de 18km les Helvètes restés sur la rive gauche, les surprit dans les embarras du passage et en tua un grand nombre. Ceux qui purent s’échapper se cachèrent dans les forets voisines. »
Au temps de César, les habitants de la Dombes, dont faisait partie Sathonay, étaient les Ambarres. Ils faisaient partie des peuplades Celtes.

En 843, après le partage des biens de Louis le débonnaire, fils de Charlemagne, tout ce qui était à l’est de la Saône par conséquent les Dombes, fit partie l’empire revenant à Lothaire.
L’éloignement des successeurs permirent alors aux gouverneurs, comtes et grands du pays d’ériger gouvernements et seigneuries en souverainetés indépendantes. Ce sera l’origine des comtes de Savoie, des dauphins du Viennois, des comtes de Provences… A la fin du XII ème siècle, les sires de Baugé et de Villars se partageaient les Dombes. Les sires de Beaujeu possédaient également quelques terres. En 1218, le sire de Baugé donna sa fille Marguerite de Bage en mariage à HumbertV de Beaujeu ou Humbert 1er des Dombes avec la seigneurie de Miribel (dont dépendait Sathonay) et ses terres des Dombes.
Humbert 1er fut le premier souverain des Dombes qui tout en étant indépendantes entrèrent dans le royaume de France, dont dépendait la maison de Beaujeu. Il suivit Saint Louis en Palestine et y mourut en 1250. Isabelle de Beaujeu, soeur de Humbert exerça alors la souveraineté. Au 13ème siècle la seigneurie de Sathonay appartenait aux seigneurs du même nom, puis la famille Ferlay leur succéda au 14 et 15ème siècle. Son blason noir à la croix d’argent est devenu celui de Sathonay-Camp. Plusieurs de ses fils furent moines à l’abbaye de l’Ile Barbe, son suzerain. Le seigneur de Ferlay fut ensuite vassal du dauphin de Viennois qui fit don de Sathonay a roi Philippe VI de Valois en 1342 lequel l’échangea à son tour avec le duc de Savoie en 1354. Louis XI en guerre contre le Duc de Savoie fit ravager Sathonay et son château fort de Rivery en 1469.

Vers 1500, Claude Ferlay laisse la seigneurie à ses trois filles :
Philiberte, épouse de Amédée de Chabannes, Antoinette, épouse de Noël du Fay seigneur de Perraud et Georgette épouse de Claude de Cluny puis à celles des fils de ce dernier : Antoine, François et Maximilien qui vendent cette terre à Jacques D’Avesnes citoyens de Lyon, trésorier de France. Jacques d’Avesnes ne profita pas longtemps de Sathonay.
Il l’avait acheté durant la période française (1536-1559) et comme les Ferlay ne tenaient Sathonay que par inféodation des comtes de Savoie « à la réserve du réachapt perpétuel » le duc Emmanuel Philibert de Miribel, par l’échange de la baronnie de Miribel en 1579 entre autres terres remit la seigneurie de Sathonay en toute justice et se chargea de la retirer des mains dudit Jacques d’Avesnes qui l’avait achetée du baron de Brouillard.
Sathonay fut donc uni au marquisat de Miribel érigé en faveur d’Henriette de Savoie (nièce de Philibert II de Savoie) en 1579. Sathonay-en-Bresse qui devint Baronnie, change encore plusieurs fois de possesseurs lorsque Jean-Claude Fay l’acquiert en 1757. Le blason de la famille Fay d’azur avec un lévrier d’argent regardant un soleil d’or est aujourd’hui l’emblème de Sathonay-Village.

La Révolution

Vers 1789 Sathonay compte 350 habitants. Les notaires, prêtres, et autres personnes lettrées rédigent le cahier de Doléance qui doit être envoyé au Etats Généraux. Tout est calme dans la région. « La récolte du bled a été passable » mais celle du vin abondante.
1792 : la paroisse de Sathonay devient commune, fait partie du département de l’Ain et a un maire : François Rey (précédé en 1791 par François Barral, premier maire de Sathonay)

Le franc Lyonnais

Sathonay se situait alors en bordure d’un étrange territoire qui avait pour nom : le Franc Lyonnais. Ces communes s’étaient détachées de l’empire à la fin du XVème siècle pour se mettre sous la protection des rois de France, qui oralement sans aucun traité écrit avait consenti à leur garantir leurs privilèges antérieurs. Les habitants du franc Lyonnais avaient su intelligemment se donner au pays le plus fort. La Bresse, où était situé Sathonay, les Dombes, le Buget étaient possession du Duc de Savoie. Etrange pays que ce Franc Lyonnais qui survécut jusqu’à la Révolution ! Il se composait de deux parcelles bien distintes situées toutes deux le long de la Saône. Le Chef lieu en était Vimy, aujourd’hui Neuville sur Saône. La première parcelle allait de la Croix Rousse à Massieux, la seconde de Saint Bernard à Riottier. Certaines communes étaient coupées par la limite du territoire et n’avaient que quelques habitants en franc Lyonnais. La région était assez pauvre et suscitait donc peu de convoitises. Le Franc Lyonnais survécut donc 4 siècles avec des privilèges comparables à ceux d’Andorre et Monaco.

D’hier à aujourd’hui

Les Castors

Le Camp

Le petit village de Sathonay, aux frontières des départements du Rhône et de l’Ain était inconnu de la plupart, lorsqu’au milieu du siècle dernier l’idée d ‘établir un camp aux abords de Lyon fut émise.

Après les événements de 1848, l’insurrection de 1849, I’avènement du prince président et la proclamation de l’empire dotèrent Lyon d’une importante garnison, la création d’un camp fut une des préoccupations du maréchal de Castellane, nommé au commandement militaire de la ville. Son choix se porta sur le plateau recouvert de bois et de pâturages, au dessous du village, aux abords de Fontaines et Rillieux. Frappé par la vaste étendue de terrain, alors en friche, comme position stratégique à proximité de Lyon, le maréchal de Castellane loue le terrain à la commune de Sathonay pour la somme de 8 à 10 000 francs l’an. Il commence les préparatifs de l’aménagement du dit terrain en y installant un campement.
Les préparatifs de son aménagement eurent lieu en 1851 ; les troupes s’y installèrent en juin 1853. Le camp était occupé par une brigade d’infanterie Deshorties, de la division Herbillon, une batterie d’artillerie et une compagnie du génie. Tous ces militaires logeaient sous la tente. Il décide alors de transformer ce campement provisoire. Il fait construire des baraquements en bois et en briques après avoir loué le terrain pour une durée de 10 ans.
Le camp est définitivement créé en 1858. Le général Canrobert achète les communaux de Sathonay au nom du gouvernement pour la somme de 92 000 francs, montant bien inférieur à la valeur réelle, car le conseil municipal voit dans l’implantation durable de la troupe une bonne opération pour la commune…
Les tentes font donc place aux bâtiments en dur. Un nouveau champ de tir s ‘installe, en rapport avec Ie fusil à longue portée. En 1858 le camp occupe une superficie de 32 hectares.

La commune cède le terrain pour la création de routes, avenues et boulevards. Le camp militaire devient un nouveau centre d’activité pour le village qui compte alors 1100 habitants. De cette toute nouvelle activité, naîtra un jour Sathonay-Camp. De nombreux commerces s’installent, dont plus de 40 cafés.

L’abbé Faivre, aumônier du camp, crée « L’œuvre des petites filles du soldat » dans le château offert par la famille de Virieu (descendante des Fay) et qui date du 16ème siècle. Dirigé par les sœurs Saint Charles, l’œuvre deviendra « la maison d’enfants » aujourd’hui gérée par des laïques.

A la mort du Maréchal de Castellane en 1862, son successeur le Maréchal Canrobert (sa stèle est située à côté du foyer) continua les améliorations. Il fit organiser par un entrepreneur une machine hydraulique pour fournir l’eau à la garnison. Cette machine suffisait à alimenter 8 000 hommes et 400 chevaux, tout en assurant ainsi à la population civile l’eau nécessaire à son usage.

En 1863, inauguration du chemin de fer : Sathonay-camp – Lyon Croix-Rousse.
En septembre 1863, création d’un bureau de poste.
En 1864, après expiration du bail, le maréchal de Canrobert achetait au nom du gouvernement les terrains pour une somme de 90 000 francs, bien inférieure à la valeur réelle, car le conseil municipal voyait dans l’implantation durable de la troupe une bonne opération pour la commune. Des arbres furent plantés le long des routes, les baraques furent consolidées, modernisées.
En 1865, l’armée installe  » La société des écuries  » du camp de Sathonay, rue de la Manutention (aujourd’hui, à l’emplacement des immeubles sur le côté droit de l’avenue du Val de Saône). Cette société s’occupe du transport du matériel de l’armée. Les écuries peuvent accueillir 325 chevaux. C’est à cette époque qu’est mise en service La Galoche, voie ferrée allant de la Croix-Rousse à Trévoux.

Le 18 juillet 1870 déclaration de la guerre avec la Prusse. Le camp va connaître pendant cette guerre des grands mouvements de troupe.
Le 3 juin 1877 : organisation d’une grande course de vélocipèdes au Camp, au profit de l’œuvre des petites filles des soldats. Après les courses, fêtes vénitiennes, représentation de gala au théâtre du Camp, illuminations, feu d’artifices… Pour terminer la soirée, une grande retraite aux flambeaux par les coureurs et les musiques militaires du Camp.
Le 3 mars 1878 : premiers essais de télégraphe entre le bureau de Lyon et le Camp de Sathonay.
En 1879, proposition de construction d’une école. Le Camp accueille la garde mobile du Rhône qui part ensuite en Alsace. Après la guerre, les effectifs se limitent à 2 ou 3 bataillons.
En 1884, les lavabos furent installés dans les chambrées, les lits du camp furent remplacés par de véritables lits, le gaz de ville arriva à Sathonay.
En 1885 le général Palikao commandant la 4ème région militaire, propose l’annexion du camp de Sathonay à la commune de Caluire, mais le conseil municipal rejette cette proposition.
En 1886, le général Davoust fait installer 4 fours à la manutention pour alimenter 10 000 hommes. Il fait construire une écurie spéciale servant d’infirmerie pour soigner jusqu’à 50 chevaux.
En 1895 Félix Faure, président de la République vient au camp de Sathonay en compagnie du général Zurlinden ministre de la guerre et de l’amiral Besnard ministre de la marine, et de M. Guillot, maire de Sathonay pour remettre leurs drapeaux au 200ème régiment d’infanterie et autres unités coloniales, en présence du général Duchesne qui va commander l’expédition de Madagascar. Les alentours du camp forment une petite ville avec commerces, ouvriers, familles de militaires le village est resté rural.
En 1898, première enquête réglementaire pour l’élection officielle de deux communes distinctes. C’est le 4 avril 1908 que le sénat vote le projet de loi divisant la commune de Sathonay en deux nouvelles entités administratives: Sathonay-Village et Sathonay-Camp. (Voir : Maires de Sathonay de 1908 à nos jours).
En 1914, le général Galliéni, gouverneur de Lyon, vient passer une revue de mobilisation.
Le camp devient centre d’instruction et de ravitaillement en hommes, alors que les troupes actives combattent dans les Vosges et en Alsace. Il est occupé successivement par le 86e Régiment d’Artillerie, le 405e d’artillerie.
De 1914 – 1918, se succèdent alors : Le 22ème RI, ensuite des compagnies des 2ème et 3ème Zouave, des compagnies des 7ème et 10ème régiment de cuirassiers, des artilleurs du 54ème RAC.
Vers 1939, le 28ème régiment de tirailleurs tunisiens, Le 405ème régiment d’artillerie anti- aérienne.
En 1942 l’armée allemande occupe le camp.
Après la guerre de 1940, le Centre d’Instruction du Train n°158 puis le 22e R.I. recréé en 1966 et qui devient le 99e R.I. occupe le camp.

Depuis, cadres célibataires et militaires du rang ont disposé des installations suivantes :
Un cercle mess mixte (1980)
• Un bâtiment cadres pour les sous-officiers (1977)
• Quatre bâtiments réservés aux unités où les appelés sont logés par 6 dans des chambres avec douches (1977, 1978 et 1982)
• Un foyer avec bar, bazar, bibliothèque, salle de télévision (1977)
• Un cinéma de 400 places (1977)
• Un self-service à 2 salles à manger (1976).

La séparation des deux communes

C’est par une loi du 4 avril 1908 que Sathonay, commune de l’Ain, canton de Trévoux, fut scindée en deux communes telles que nous les connaissons.

De quelle époque datait l’ancien village de Sathonay ? Nous le trouvons écrit sous différentes variantes : Satenay, Satennay, Sathenay, Satonnay, Sathonay ? Un document (gazette N°14) nous laisse entendre que Jules César, poursuivant les Helvètes, aurait établi son camp à la Croix de Bussy (alt. 305m), à moins que ce ne soit à l’emplacement de l’actuel camp (gazette N°18). L’église romane qui figure sur l’entête de la gazette à été consacrée au XII ou XIIIème siècle et placée sous la protection de St Laurent. Elle dépendait de l’abbaye de l’Ile Barbe.
Sathonay n’était qu’une seule commune avec sa mairie, son église, son presbytère, son cimetière. Les paroissiens « d’en bas » montaient au village par un chemin qui n’avait rien de commun avec celui que nous empruntons aujourd’hui.
Alors, pourquoi ce divorce ? Les raisons en sont multiples et, un fois encore, sur un fond de « gros sous » ! Remarquons d’abord que la nature avait préparé la scission, puisque, géographiquement et géologiquement la séparation était consommée par la présence du ravin (gazette 16 et 17).
Mais c’est sans doute, l’arrivée du Maréchal de Castellane (gazette 2 et 7) qui a précipité les évènements, en installant un camp et en introduisant de nombreux « étrangers » dont la principale source de revenus était le négoce, surtout les cafés… et leurs annexes. Sont ensuite venus les artisans et industriels.
Reportons nous aux textes officiels pour nous éclairer.

Note pour Sathonay-Camp (sur la demande de M. le maire à la Chambre des députés, Préfecture de l’Ain, ministère de l’intérieur) : le village de Sathonay comprenait deux sections : Sathonay-Camp section n°1 et Sathonay-Village section n°2. Ces deux sections avaient des intérêts opposés. Le camp est près de la voie ferrée et comprend surtout une population de commerçants et d’industriels. Les patentes y sont nombreuses et assurent ainsi une grande partie des revenus de la commune.

La section n°2 en raison de l’étendue plus considérable des terrains, absorbe la plus grande part de ces ressources. Les difficultés se sont élevées quelquefois entre ces deux sections et les rapports entre les habitants du n°1et du n°2 ont été peu facilités. Déjà en 1864, il fut question de séparer ces deux sections. Le 24 février 1881 le chef lieu de l’agglomération fut transféré au camp. Sathonay-Village fit à ce moment là une première demande de séparation. Elle fut repoussée et reprise en 1898. La section du Camp avait fait remarquer que cette division était contraire aux intérêt de la commune (nous voici dans les gros sous).
Les recettes étaient en 1898 de 15 504 francs 78 centimes sur lesquels la section du camp donnait 6 088 francs pour le camp militaire, 600 francs pour le champ de tir, soit 6 688 francs près de la moitié du budget sans compter les patentes payées par les commerçants.
Cette situation était tout à l’avantage de la section n°2 puisque les commerçants installés autour du camp avaient acheté leur terrain à des prix forts aux propriétaires ruraux ou bien ils louaient ces terrains à des prix forts rémunérateurs de 150 à 200 francs la bicherée (1050 m²). Il serait fastidieux de poursuivre l’énumération des raisons du divorce toujours liées à la même cause.

Les constructions

L’avenue Carnot : la partie parallèle à la voie ferrée, de l’avenue Carnot date de 1908. Son nom est alors « chemin vicinal ordinaire n°8 » ou boulevard du docteur Chevelu. Elle a été construite à l’aide d’un emprunt de 8 300 francs contracté avant la séparation des 2 Sathonay ; ce qui provoqua d’âpres discussions entre les deux communes pour la répartition des remboursements, lesquels seront finalement répartis à égalité.

Les Castors

Les mouvements « Castors » qui doivent leur nom ce mammifère bâtisseur ont débuté en Suède en 1927. Ils essaimèrent ensuite en Belgique, au Canada, en Grande Bretagne et depuis 1948 en France. Un groupe castor est un groupe de personnes dont la plupart ignore tout de la construction mais qui ont en commun un besoin : loger sa famille avec des possibilités financières limitées, qui leur interdit le recours aux professionnels. Le matériel est prêté par des entrepreneurs acquis à leur cause, et le 27 février 1953 une équipe commence les travaux de défrichage. Le premier habitant reçoit les clés de sa maison le 13 décembre 1953. Toutes les habitations sauf une seront emménagées fin juillet 1954.
Ce même 13 décembre, une autre équipe de Castors « les Castors d’en bas » pose la première pierre d’un immeuble de 6 appartements. 18 candidats à la propriété se retrouvent fin 53 sur un terrain cédé par la commune situé dans la pointe formée par l’avenue Félix Faure et le boulevard de l’Ouest.
Un transporteur local prête rails et wagonnets, son Berliet (à chaîne !) une grosse entreprise loue son matériel pour préparer le lit de trois immeubles identiques. Les difficultés sont nombreuses, mais qu’importe ! Surmontant tous les problèmes, les néo-bâtisseurs voient le couronnement de leur travail et fin 1955 tous les appartements sont occupés.

Les industries

1906 : construction des abattoirs avenue du Val de Saône.
1920 : une magnanerie à Sathonay
A Sathonay-Camp, dans les années 1920, une sériciculture (élevage des vers à soie) était implantée dans des bâtiments situés au fond de la propriété « Montjoly » dont l’entrée est à l’angle de l’actuel boulevard des Oiseaux et de l’avenue des Bruyères. La bâtisse, transformée aujourd’hui sise au 2 allée des Bruyères abritait une magnanerie et dans la cour des mûriers blancs dont les feuilles servent de nourriture exclusive pour les vers à soie.
La magnanarelle ou magnanière (femme qui élève les vers à soie) disposait à côté de son appartement des pièces où est maintenue une température régulière, et où sont installés des casiers semblables à ceux que l’on peut voir dans les magasins de laine. Les œufs du papillon Bombyx du mûrier sont disposés dans les casiers (dit claies). Les vers, éclos, se nourrissent de feuilles fraîches du mûrier. Après plusieurs mues, ils atteignent leur taille maximale. Alors ils s’accrochent aux rameaux disposés sur des claies. Le ver file un cocon dans lequel il s’enferme pour devenir chrysalide puis papillon. Mais pour récupérer le fil, on étouffe la chrysalide dans la cocon. Le cocon sera déroulé dans l’eau chaude et donnera un fil très fin que, mouliné, fournit la soie grège. Cette production était vendue aux soyeux lyonnais nombreux à cette époque.

Les maires

Voici, en situant la période de leur mandat, les noms de tous les maires qui, depuis quatre-vingt-dix ans, ont présidé aux destinées de notre commune. Élus, ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes en perpétuant une tradition de dévouement à la cause de leurs administrés, sous les formes les plus diverses. Leur passage a souvent été marqué d’une empreinte personnelle par la création d’œuvres sociales, une gestion adroite dans des moments difficiles, ou encore par des réalisations hardies souvent critiquées sur l’heure, mais s’avérant plus tard très bonnes.

Benoît PIN – Mandat de 1908-1911
Commerçant, né à Morance (Rhône) 1864-1911 Décédé en fonction

Principales actions
Achat de terrain pour le cimetière
• Aménagement du cimetière
• Installation de l’électricité dans la commune
• Éclairage public : remplacement des becs de gaz papillons par des becs Auer
• Règlement de la séparation des 2 Sathonay : partage de l’actif
• Règlementation de la vitesse de la traversée de la commune pour les véhicules à moteur et bicyclettes (limitée à celle d’un homme au pas)

Adolphe MIRAL – Mandat de 1911-1929
Négociant en vins né à Valzergues (Aveyron)
1874-1929

Principales actions

Joseph THEVENOT – Mandat de 1929-1938
Négociant né à St-Jean de Tholome (Haute Savoie) 1875-1938 décédé en fonction

Principales actions
• Constitution d’un réseau moderne d’égout
• Groupe scolaire, salle des fêtes
• Construction d’une nouvelle poste
• Place publique, bâtiments administratifs
• Extension de l’éclairage public

Joseph DUFOUR – Mandat de 1939-1945
Retraité militaire né à Villeurbanne (Rhône)
1885-1953

Principales actions
• Création bordure de trottoir, Avenue Carnot, Canrobert (P. Delorme), place de la Mutualité
• Cantine scolaire
• Terrain sportif scolaire
• Fondation de la bibliothèque communale

Paul DELORME – Mandat de 1945-1957
Négociant en vins né à St-Georges-de-Reneins (Rhône) 1901-1957 décédé en fonction

Principales actions
• Surélévation de la maternelle pour classe élémentaire
• Création d’une école maternelle moderne et modèle
• Construction de nombreux appartements H.L.M
• Aménagement de l’abattoir
• Construction de lotissements
• Voirie – Aménagements divers
• Plantation d’arbres dans la cour de l’école
• Remise en état chauffage central de l’école
• Chauffage air pulsé à la salle des fêtes
• Clôture du terrain de sport, nivellement
• Pose de bornes incendie
• Achat de 4 plaques de signalisation pour la limitation de vitesse

Emile LEGROS – Mandat de 1957-1959
Entrepreneur né à St-Yriex-la-Montagne (Creuse) 1899-1981

Principales actions

Robert VINCENT – Mandat de 1959-1977
Docteur en médecine né à Villeurbanne (Rhône) 1919-1994

Principales actions
Construction de la gendarmerie
• Achat d’un terrain de basket – Aménagement du stade
• Égouts au Ravin (syndicat Rhône-Saône)
• Part dans la construction de la maison de retraite de Reyrieux (5 lits sur 70)
• Aménagement du Boulevard de l’Ouest
• Équipement de la bibliothèque (armoire)
• Couverture du terrain de basket et son éclairage
• Aménagement du secrétariat de mairie
• Bâtiment foyer pour personnes âgées et pour les jeunes
• Blocs sanitaires aux écoles
• Fermeture et chauffage de la salle de basket – Vestiaires au basket
• Construction d’une école maternelle agencement
• Ouverture d’un C.E.G.
• Travaux aux abattoirs

Maurice DANIS – Mandat de 1977-1987
Inspecteur Sécurité Sociale né à St-Maurice l’Exil (Isère) décédé en fonction

Principales actions
L’acquisition pour les réserves foncières
• L’éclairage public
• L’équipement rural d’animation – Rénovation des écoles
• Parking fleuri Avenue de Pérouges
• Restructuration du Boulevard Castellane
• Création courts de tennis Boutarey et chalet – Jeux de boules
• Clôture terrain du Boutarey
• L’aménagement du terrain de football, des vestiaires et éclairage
• Création d’un terrain de basket en plein air
• Création du restaurant scolaire
• Réhabilitation de la salle des fêtes
• Achat de la carrière De Virieu
• Chauffage au gaz bâtiments scolaires, classes, et appartements
• Gendarmerie

André REIGUE – Mandat de 1987-1995
Né le  27 janvier 1923
décédé en 2004

Principales actions
• Achat du terrain du nouveau cimetière
• Aménagement du nouveau cimetière
• Achat et aménagement de l’hôtel de la Chapelle
• Création du jardin de l’hôtel de la chapelle
• Aménagement de la crèche
• Aménagement du terrain de pétanque + local
• Création du square Bd Castellane
• Nivellement du terrain de football
• Nouveaux vestiaires terrain de sport
• Aménagement de la place de la mairie
• Création du parc du haut de la Combe (remblaiement et plantations)